12/01/2026
Flash boursier
L’essentiel en bref
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(valeurs du vendredi précédant la publication)
Résilience européenne et tensions géopolitiques croissantes
La première semaine de l’année 2026 a offert un début d’année contrasté sur les marchés.
Prudence à Wall Street, freiné par la tech et la trajectoire monétaire
Sans l’opération américaine ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro, le début d’année aurait sans doute été marqué par une relative accalmie. Cette intervention, suivie de déclarations offensives de Trump sur le Groenland et d’une volonté affichée d’augmenter de 50% le budget de la défense américaine, a ravivé les inquiétudes géopolitiques. Elle a également mis en lumière les répercussions potentielles sur l’équilibre mondial, notamment vis-à-vis de la Chine et de la Russie, partenaires historiques de Caracas, et sur des dossiers sensibles comme l’Ukraine ou Taïwan.
Sur les marchés actions, ces tensions ont alimenté une rotation sectorielle. Les valeurs de la défense ont fortement progressé, soutenues par les annonces budgétaires de Washington. A l’inverse, le secteur technologique américain a continué d’afficher des performances plus hétérogènes, partagé entre l’attrait structurel de l’intelligence artificielle et le niveau élevé des valorisations.
Aux États-Unis, les indicateurs macroéconomiques ont livré un message nuancé. Le rapport sur l’emploi de décembre a montré une création de postes inférieure aux attentes, avec des révisions négatives sur les mois précédents, mais un taux de chômage en baisse à 4.4%. Cette combinaison renforce l’idée d’un marché du travail qui ralentit sans se dégrader brutalement. Les enquêtes ISM confirment cette lecture, avec le secteur manufacturier en contraction, tandis que les services surprennent positivement, atteignant leur plus haut niveau depuis plus d’un an. Les marchés anticipent désormais une Fed en posture attentiste pour sa prochaine séance et environ 50 pb d’assouplissement d’ici la fin de l’année.
Dans ce contexte, les rendements obligataires américains ont légèrement reculé. Le déficit commercial américain continue par ailleurs de se résorber, atteignant un plus bas depuis 2009, sous l’effet d’une hausse des exportations et d’un ralentissement des importations.
Environnement macroéconomique favorable en Europe
En Europe, l’inflation est revenue à l’objectif de 2% de la BCE en décembre, avec un reflux notable de l’inflation sous-jacente et des services. En Allemagne et en France, les chiffres confirment ce mouvement désinflationniste, renforçant le scénario d’une stabilité prolongée des taux directeurs. Si l’activité reste modérée, les derniers PMI suggèrent que la zone euro a enregistré son trimestre de croissance le plus solide depuis mi-2023, malgré des signaux plus faibles sur l’emploi.
Sur les marchés des matières premières, le pétrole a évolué de manière erratique, sous l’impact potentiel d’une réouverture du Venezuela aux principaux acteurs américains, alors que le pays détient les plus importantes réserves prouvées au monde.
Ce début d’année illustre un environnement de marché dominé par la géopolitique. La saison des résultats devrait rapporter l’attention sur les entreprises. La semaine dernière le S&P500 a terminé en hausse de 1.57%, le Nasdaq de 1.88%, le Stoxx Europe 600 a gagné 2.27% et le SMI 1.32%.
