09/02/2026
Flash boursier
L’essentiel en bref
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1.78% |
3.57% |
0.94% |
1.53% |
4.41% |
1.27% |
-0.91% |
7.78% |
7.26% |
(valeurs du vendredi précédant la publication)
Du doute au FOMO
La semaine a illustré de manière presque caricaturale l’état psychologique des marchés : après trois séances de purge violente sur les valeurs technologiques, un retournement brutal s’est opéré vendredi sous la forme d’un rachat massif alimenté par le FOMO (Fear of missing out). La séance du vendredi 5 février restera marquante, le Dow Jones a progressé de 2.48% sur la journée, établissant un nouveau record à 50’250 points. Tandis que le Nasdaq, malgré un rebond de +2.2% vendredi, clôture la semaine en baisse de 1.8%, illustrant la violence de la rotation intra-sectorielle.
Volte-face sur les bourses américaines
La semaine a été dominée par une violente remise en question des valeurs logicielles, après l’annonce par Anthropic d’un nouvel outil d’automatisation juridique basé sur l’IA. Les éditeurs de logiciels et sociétés de services ont été perçus comme les premières victimes potentielles, déclenchant une vague de ventes globale. Le marché a également exprimé une forme de lassitude face aux montants colossaux annoncés pour les investissements IA (env. USD 630 mrds attendus en 2026 pour les principaux acteurs), dans un contexte où la visibilité sur la rentabilité reste limitée. Néanmoins, le rebond de fin de semaine suggère davantage une correction de positionnement qu’un changement de tendance fondamentale. De nombreuses entreprises américaines continuent de publier des résultats solides, mais la concentration extrême des flux sur quelques porte-drapeaux technologiques amplifie mécaniquement les phases de stress.
Sur le plan macroéconomique, les indicateurs manufacturiers américains de janvier ont surpris positivement, affichant leur rythme d’expansion le plus rapide depuis 2022, confirmant la résilience cyclique de l’économie américaine. Le rapport sur l’emploi (NFP) a été reporté au 11 février en raison de la fermeture partielle de l’administration fédérale, supprimant un risque immédiat de mauvaise surprise. Dans ce contexte, la confiance du consommateur s’est légèrement redressée à 57.3 contre 56.4 précédemment, alors que le consensus anticipait un nouveau repli. En revanche, le message envoyé par le marché obligataire est resté nettement plus prudent. Le 10 ans est remonté à 4.22% (+2.4 pb) et le 30 ans à 4.86%, confirmant que la détente financière espérée par les marchés actions ne s’accompagne toujours pas d’un reflux durable des taux longs.
Désinflation confirmée en Europe
En zone euro, les marchés ont mieux résisté, portés par les secteurs défensifs et réels. L’inflation globale est retombée à 1.7%, bien en-dessous de la cible de la BCE, tandis que l’inflation sous-jacente a surpris à la baisse à 2.2%, son plus bas niveau depuis octobre 2021. Le rendement du Bund à 10 ans a brièvement touché 2.85%, reflétant l’anticipation d’un cycle monétaire plus accommodant à moyen terme. Sous ces conditions, la BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés, soulignant à la fois la désinflation en cours et les risques pesant sur la croissance. Sur le plan politique, l’adoption du budget français 2026 après deux motions de défiance infructueuses a levé une source d’incertitude domestique.
Cette semaine à deux visages aura vu le S&P500 ne perdre finalement que 0.10% et le Nasdaq se replier de 1.84%. L’Europe a connu des séances plus calmes, l’Euro Stoxx 50 progresse de 0.85% et le SMI profitant de son statut de havre de paix gagne 2.39%.
