16/02/2026
Flash boursier
L’essentiel en bref
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2.51% |
3.35% |
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1.99% |
5.19% |
-0.14% |
-2.99% |
13.12% |
10.73% |
(valeurs du vendredi précédant la publication)
L’IA fragilise les marchés
La semaine aura confirmé un changement de régime sur les marchés actions. Après avoir incarné le principal moteur haussier depuis 2 ans, l’intelligence artificielle devient désormais un facteur de doute et de dispersion sectorielle.
D’une part, les investisseurs s’interrogent de plus en plus sur la rentabilité des investissements massifs engagés dans l’IA, d’autant que ces dépenses sont désormais financées par la dette et non plus uniquement par la trésorerie abondante des grands groupes.
D’autre part, après avoir d’abord sanctionné les éditeurs de logiciels, la défiance s’est étendue aux valeurs immobilières, logistiques et financières. Le marché semble désormais davantage préoccupé par les risques de disruption que par les gains de productivité potentiels.
Espoir de baisse de taux aux Etats-Unis
Sur le plan macroéconomique, le marché du travail aux Etats-Unis envoie des signaux contradictoires. Les créations d’emplois de janvier ressortent à 130’000, avec un taux de chômage en recul à 4.3%, témoignant d’une certaine résilience. Mais les indicateurs avancés racontent une autre histoire : révisions en baisse des créations d’emplois, recul des offres d’emploi et des intentions d’embauche et hausse des demandes d’allocations. De plus, la confiance du consommateur reste dégradée et les ventes au détail stagnent.
L’indice des prix à la consommation (CPI) ralentit à 2.4% sur un an en janvier, contre 2.7% précédemment et 2.5% attendu. Ce chiffre redonne des marges de manœuvre à la Fed et un espoir aux investisseurs de plusieurs baisses de taux pour 2026.
Les déclarations du conseiller économique Kevin Hassett, évoquant une future dégradation de l’emploi, ont accentué la pression baissière sur le dollar et les rendements, renforçant le scénario d’un pivot monétaire plus rapide. Le 10 ans et le 2 ans US perdant tous deux plus de 10 pb vendredi.
En Suisse, l’inflation confirme un régime de stabilité quasi structurel. L’IPC recule de 0.1% sur un mois et progresse de seulement 0.1% sur un an. Les loyers demeurent le principal moteur des prix, mais la Banque nationale suisse devrait maintenir le statu quo monétaire.
Dynamique toujours fragile en Chine
Au Japon, la victoire historique du parti libéral-démocrate a soutenu les actions et propulsé le rendement du 10 ans à 2.29%, son plus haut niveau depuis janvier.
En Chine, la dynamique reste fragile avec une inflation modérée et des prix à la production en déflation qui pèsent sur les marges des entreprises. Les révélations selon lesquelles Pékin inciterait ses banques à réduire leur exposition à la dette américaine ont ajouté une dimension géopolitique aux tensions sur le dollar. Cette semaine, les bourses chinoises seront fermées pour le Nouvel An lunaire.
Dans ce contexte, les indices américains terminent la semaine en baisse, les investisseurs réduisent leur exposition aux « victimes potentielles » de l’IA. Le S&P 500 perd 1.39% et le Nasdaq 2.10%. L’Europe, en revanche, résiste mieux, portée par plusieurs publications solides de poids lourds, ce qui lui permet de clôturer proche de l’équilibre avec l’Euro Stoxx50 à -0.22% sur la semaine tandis que le SMI sort gagnant avec +0.72%.
