02/02/2026
Flash boursier
L’essentiel en bref
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Tendance |
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-3.60% |
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-0.90% |
1.74% |
-0.74% |
-0.96% |
2.42% |
1.80% |
1.91% |
6.03% |
10.71% |
(valeurs du vendredi précédant la publication)
Nervosité ambiante
Il règne une nervosité persistante sur les marchés financiers. Les investisseurs ont dû composer avec un faisceau de signaux contradictoires : publications d’entreprises inégales, volatilité extrême sur les devises et les matières premières, interrogations sur la trajectoire de la politique monétaire aux Etats-Unis et incertitudes politiques croissantes à Washington. La perspective d’un changement à la tête de la Fed a partiellement rassuré les marchés, sans pour autant dissiper le manque de visibilité.
Recul marqué du dollar américain
Le fait marquant de la semaine reste la chute spectaculaire du dollar américain jusqu’à USD 0.76 pour CHF 1, atteignant un plus bas de près de dix ans. Cette faiblesse reflète autant les déclarations erratiques de l’administration Trump que la dégradation de la confiance dans la stabilité institutionnelle des États-Unis. Washington semble pour l’instant tolérer, voire encourager, un dollar plus faible, perçu comme un levier de compétitivité pour les multinationales américaines. Toutefois, le revers de la médaille étant un renchérissement des importations et des pressions inflationnistes accrues.
La chute du dollar a entraîné des répercussions immédiates sur les matières premières, dont les prix se sont envolés en début de semaine. L’or a brièvement dépassé les USD 5’250 l’once, l’argent les USD 115, tandis que le Brent s’est rapproché des USD 67 le baril. Ces mouvements ont toutefois été suivis d’une correction marquée en fin de semaine, à la faveur de prises de bénéfices et d’un léger rebond du dollar. L’annonce de la nomination de Kevin Warsh à la tête de la Fed a contribué à ce retournement, les marchés percevant ce profil comme moins accommodant que les autres candidats pressentis au poste, réduisant les anticipations de baisses de taux agressives et d’une dépréciation marquée du dollar.
Sur le front monétaire, la Fed a, sans surprise, maintenu son taux directeur, mettant fin à son cycle d’assouplissement après trois baisses consécutives. J. Powell a souligné la robustesse de l’économie américaine, confortant l’idée d’un statu quo prolongé au printemps. Les dissensions internes au sein du FOMC et la perspective d’un changement de gouvernance alimentent néanmoins les spéculations sur des baisses de taux plus tard dans l’année, dans un contexte de relance budgétaire ambitieuse et de possibles gains de productivité.
Climat politique français plus stable
En Europe, la conjoncture demeure fragile, l’Allemagne peinant à sortir de l’atonie, malgré les promesses d’investissements publics importants. En France, la survie du gouvernement de Lecornu rassure, le projet de loi des finances 2026 passant entre les mains du Sénat. L’écart des taux allemand et français s’est donc réduit, illustrant cette reprise de confiance. Tandis que la force actuelle de l’euro face au dollar pourrait pousser la BCE à un nouvel assouplissement monétaire.
La saison des résultats a soufflé le chaud et le froid, notamment dans la technologie. Le débat sur la rentabilité des investissements massifs dans l’intelligence artificielle reste central. Les valeurs liées aux semi-conducteurs et aux mémoires ont fortement rebondi, tandis que les éditeurs de logiciels ont été sévèrement sanctionnés.
Au total, la semaine termine de manière contrastée avec le S&P500 gagnant 0.34% et le Nasdaq, sous la pression des valeurs technologiques, cédant 0.17%. L’Euro Stoxx 50 reste stable avec -0.01% tandis que le SMI gagne 0.31%.
